Règle 10, Absence de reconnaissance du « choix thérapeutique de l’animal »
- Marina DANTAS
- il y a 21 heures
- 3 min de lecture

Limites juridiques des approches intuitives, symboliques et énergétiques
Cet article présente la vision et le cadre de travail développés par Kaninas.
Ils reflètent une approche professionnelle spécifique et ne constituent ni une norme officielle, ni un cadre universel applicable à toutes les pratiques.
Une règle de clôture essentielle du cadre non médical
La RÈGLE 10 vient clore le cadre légal du bien-être animal non médical.
Elle est essentielle car elle concerne des notions très présentes dans les discours actuels :
• le « choix de l’animal » ;
• la conscience animale ;
• la communication intuitive ;
• la guidance ;
• le consentement ou l’accord énergétique.
👉 Aucune de ces notions ne bénéficie d’une reconnaissance juridique en matière de santé animale.
Principe juridique fondamental
En droit français :
• l’animal ne dispose d’aucune capacité juridique décisionnelle en matière de soins ;
• le « choix thérapeutique de l’animal » n’existe pas juridiquement.
Même reconnu comme être vivant doué de sensibilité, l’animal :
• ne décide pas de ses soins ;
• n’exprime pas de consentement légal ;
• ne peut se substituer à la responsabilité humaine.
La responsabilité sanitaire incombe toujours :
• au détenteur de l’animal ;
• et au vétérinaire pour toute décision médicale.
Les dérives les plus fréquentes autour du « choix de l’animal »
Sont juridiquement problématiques les discours affirmant que :
• l’animal « refuse » un traitement vétérinaire ;
• l’animal « choisit » une approche alternative ;
• l’animal « exprime » une préférence thérapeutique ;
• l’accompagnement intuitif suffit ou prime sur les soins vétérinaires ;
• la conscience animale remplace l’avis vétérinaire.
👉 Ces affirmations n’ont aucune valeur légale
👉 et peuvent justifier un retard ou un refus de soins, juridiquement sanctionnable.

Ce que la loi ne reconnaît pas
La loi ne reconnaît pas :
• la communication intuitive comme outil décisionnel en matière de santé ;
• la médiumnité animale comme justification thérapeutique ;
• les approches énergétiques comme alternatives médicales ;
• la symbolique ou le « message de l’animal » comme fondement de soin.
👉 Ces pratiques peuvent exister à titre personnel, relationnel ou symbolique,
👉 mais jamais comme support de décision médicale.
La place autorisée des approches symboliques et intuitives
Dans un cadre strictement non médical, ces approches peuvent être envisagées :
• comme outils de relation humain–animal ;
• comme supports de réflexion pour le gardien ;
• comme accompagnement émotionnel du lien ;
• sans interprétation médicale ;
• sans orientation thérapeutique ;
• sans impact sur la prise en charge vétérinaire.
👉 Elles doivent rester clairement déclarées comme non décisionnelles.
La responsabilité humaine reste totale
Même si un animal est sensible, expressif ou réactif :
• la décision de soin reste humaine ;
• la responsabilité est juridique et morale ;
• le refus ou le retard de soins ne peut jamais être justifié par un message animal, une intuition ou une guidance.
👉 Le bien-être animal ne supprime jamais l’obligation de soin.
Pourquoi cette règle est cruciale pour la crédibilité du secteur
La RÈGLE 10 protège :
• l’animal contre les dérives ésotérico-thérapeutiques ;
• les professionnels contre des mises en cause graves ;
• le secteur du bien-être animal contre la perte de crédibilité ;
• la frontière indispensable entre accompagnement et médecine vétérinaire.
👉 Le respect du sensible n’autorise jamais l’abandon du cadre légal.
Marina Dantas, Naturopathe Animalier




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