Règle 8, Maltraitance, négligence et seuils d’alerte
- 27 janv.
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Dernière mise à jour : 24 févr.

Quand le bien-être animal devient une obligation légale (et non une opinion)
Cet article présente la vision et le cadre de travail développés par Kaninas.
Ils reflètent une approche professionnelle spécifique et ne constituent ni une norme officielle, ni un cadre universel applicable à toutes les pratiques.
Dans ma pratique, il existe un point de bascule que je considère comme fondamental : celui où le bien-être de l’animal ne relève plus seulement d’une intention, mais d’une obligation légale.
Au fil de mon expérience, j’ai compris qu’il est essentiel de savoir reconnaître certaines situations, non pas pour juger, mais pour rester à sa juste place en tant que professionnelle.
Toutes les situations ne relèvent pas de la maltraitance au sens pénal.

Mais certaines relèvent déjà d’une négligence ou d’un manquement aux besoins fondamentaux de l’animal : absence de soins, conditions de vie inadaptées, manque d’attention ou d’environnement adapté.
Ces situations peuvent être involontaires. Elles peuvent être liées à un manque d’information, à des difficultés personnelles ou à une méconnaissance des besoins de l’animal.
Dans ma pratique, je garde toujours une posture mesurée et respectueuse.
Cependant, il existe des seuils à ne pas ignorer.
Lorsque le bien-être de l’animal est compromis de manière répétée, ou que son état général soulève des inquiétudes sérieuses, il est de ma responsabilité de ne pas rester dans une posture passive.
Cela ne signifie pas intervenir à la place des autorités compétentes, ni se substituer à un cadre légal.
Mais cela implique de savoir reconnaître ses limites et d’adopter une posture responsable.
Dans certaines situations, cela peut passer par :
une orientation vers un vétérinaire
un échange clair avec le gardien
ou, lorsque cela est nécessaire, le fait de ne pas poursuivre l’accompagnement
Car continuer un accompagnement dans un contexte inadapté peut engager indirectement la responsabilité du professionnel.
Chez Kaninas, mon approche repose sur le respect de l’animal, mais aussi sur la clarté du cadre dans lequel j’interviens.
Je ne suis ni juge, ni autorité.
Mais je ne peux pas non plus ignorer des situations qui pourraient porter atteinte au bien-être de l’animal.
Cette règle est essentielle.
Elle permet de maintenir une posture professionnelle juste, de protéger l’animal, et de rappeler que le bien-être animal ne relève pas uniquement d’une intention, mais d’une responsabilité réelle.
Marina Dantas, Naturopathe Animalier




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