Règle 9, Communication éthique, crédibilité et traçabilité
- Marina DANTAS
- il y a 21 heures
- 3 min de lecture

Ce qui protège réellement un professionnel en cas de contrôle ou de litige
Cet article présente la vision et le cadre de travail développés par Kaninas.
Ils reflètent une approche professionnelle spécifique et ne constituent ni une norme officielle, ni un cadre universel applicable à toutes les pratiques.
Une règle souvent invisible… jusqu’au jour où elle devient essentielle
La RÈGLE 9 est rarement celle à laquelle on pense en premier.
Pourtant, c’est souvent elle qui fait la différence en cas de contrôle, de plainte ou de litige.
Elle repose sur trois piliers indissociables :
la communication éthique ;
la crédibilité professionnelle ;
la traçabilité des échanges.
Dans le champ du bien-être animal et de la naturopathie animale, cette règle constitue une protection juridique indirecte, mais déterminante.
Principe juridique fondamental
👉 Ce qui n’est pas écrit, tracé ou clairement cadré peut être interprété.
👉 Ce qui est flou devient juridiquement fragile.
En cas de contrôle ou de contentieux, les autorités n’analysent pas l’intention du professionnel, mais :
les supports de communication ;
les messages écrits ;
les comptes rendus ;
les mots employés ;
la cohérence globale de la posture professionnelle.

Communication éthique : le socle de la crédibilité
Une communication éthique repose sur :
l’absence totale de promesse ;
un discours strictement non médical et non thérapeutique ;
une présentation claire et explicite du champ d’intervention ;
une orientation vétérinaire visible, répétée et assumée ;
une cohérence constante entre discours, supports et pratique réelle.
👉 La crédibilité ne vient pas de l’argumentation.
👉 Elle vient de la clarté, de la constance et de l’alignement.
Les incohérences les plus juridiquement risquées
Certaines incohérences fragilisent fortement une activité, notamment :
un site affiché comme « bien-être » mais des contenus thérapeutiques ;
des pages légales conformes, mais des réseaux sociaux ambigus ;
un discours prudent à l’oral, mais des écrits flous ou engageants ;
des supports de formation plus engagés que la pratique déclarée.
👉 Une seule incohérence peut suffire à remettre en cause l’ensemble de la posture.

La traçabilité : un outil de protection, pas de contrôle
La traçabilité n’est pas une contrainte administrative.
C’est un outil de protection professionnelle.
Elle peut inclure :
des comptes rendus non médicaux ;
des rappels écrits du cadre d’intervention ;
des mentions claires d’orientation vétérinaire ;
des échanges encadrés et conservés ;
des limites professionnelles formulées par écrit.
👉 En cas de litige, l’écrit protège.
Ce qu’il vaut mieux éviter absolument
Certaines pratiques exposent inutilement le professionnel, notamment :
des échanges exclusivement oraux, sans cadre écrit ;
des messages privés émotionnels ou ambigus ;
des conseils transmis sans rappel des limites ;
l’absence totale de traces après une situation sensible.
👉 Le silence écrit laisse toute la place à l’interprétation.
Une posture professionnelle solide et juridiquement sécurisée
La RÈGLE 9 impose une pratique :
claire ;
cohérente ;
traçable ;
assumée dans son cadre non médical ;
alignée entre le fond et la forme.
Elle ne rigidifie pas la relation avec le gardien :
👉 elle la sécurise pour l’animal, le détenteur et le professionnel.
Pourquoi cette règle est décisive à long terme
La majorité des professionnels inquiétés juridiquement ne le sont pas pour des actes graves, mais pour :
un manque de clarté ;
une communication mal maîtrisée ;
une absence de preuves écrites.
👉 La RÈGLE 9 est celle qui transforme une pratique bien intentionnée
👉 en une pratique durable, crédible et juridiquement solide.
Marina Dantas, Naturopathe Animalier




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